2 cols voisins, le Lautaret et le Galibier

Un passage stratégique sur l’une des rares routes qui traverse les Alpes… Le Lautaret et le Galibier sont des noms qui résonnent de façon « mythique » par l’ambiance haute montagne et les paysages traversés de part et d’autre des cols.

présentation

Le col du Lautaret, 2058 m, est le plus haut col français ouvert à la circulation routière toute l’année. C’est le point de passage entre l’Oisans et le Briançonnais, et la frontière séparant les Alpes du Nord des Alpes du Sud, entre les massifs des Ecrins et des Arves.

Le col du Galibier, 2 642 m, est à cheval entre la Savoie au nord et les Hautes-Alpes au sud. Il relie la Grave et Briançon, via le col du Lautaret, à Valloire puis St-Michel-de-Maurienne via le col du Télégraphe. 5ème plus haut col des Alpes Françaises, il est fermé l’hiver.

Points de vue superbes !

On peut admirer depuis le col du Lautaret le chaînon de La Meije au sud-est, celui du Grand Galibier au nord, et plusieurs sommets du massif des Ecrins.

Un peu plus haut depuis le Galibier la vue est imprenable sur La Meije (3982 m), la vallée de la Guisane et les hauts sommets tels que la barre des Ecrins (4102 m), le Pelvoux (3946 m) et même le Mont Blanc (4810 m) par beau temps.

pour la petite Histoire

Le col du Lautaret a toujours été un lieu de passage fréquenté dans les Alpes. Une voie romaine permettait déjà de rallier Grenoble à Briançon.

Les siècles suivants il reste un point de passage privilégié pour traverser les Alpes françaises, un hospice royal est même créé afin d’accueillir les voyageurs.
A la fin du XIXème siècle avec les débuts du tourisme, les infrastructures se développent et le col est desservi par transport collectif.
Au début du XXème siècle, seules les familles des aubergistes du col peuplent le hameau à l’année. Puis un chalet hôtel de la Compagnie des chemins de fer s’installe en 1914.

La route du Galibier, construite à partir de 1880, est achevée par le percement du tunnel au sommet en 1891. En 1938, le tracé est modifié et la route débouche sur le Col du Lautaret.
Le tunnel, alors seul point de passage au sommet, à 2556 m, a été fermé en 1976 pour cause de vétusté. Ré-ouvert en 2002 après rénovation, le tunnel, long de 370 m et large de 4 m, ne permet qu’une
circulation alternée par feux tricolores. Il est interdit aux cyclistes, mais une route le contourne.

A voir…

Le jardin botanique alpin du Lautaret

Un des plus beaux jardins d’altitude d’Europe.
Un grand jardin avec pas moins de 2000 plantes, un ruisseau qui coule au milieu, un sentier agréable qui serpente dans ce lieu enchanteur au pied des glaciers et des hauts sommets. Ici, la botanique est reine. Créé en 1899, le Jardin botanique alpin du Lautaret est le témoin d’une passion centenaire de l’Université de Grenoble pour la flore alpine. Un lieu incontournable pour le plaisir des yeux et des sens.

La chapelle des fusillés au col du Lautaret.

L’été 1944, en guise de représailles contre une attaque des FFI, les Allemands fusillent 17 résistants locaux, pillent les diverses infrastructures du col et prennent en otage tous les hommes de Villar d’Arene. Six d’entre eux et un soldat allemand furent tués par l’explosion d’une mine dans le tunnel du Chambon, près de La Grave. La chapelle dite des Fusillés a été construite sur le lieu de l’exécution.

Le monument Henri Desgrange

C’est à ce niveau que l’ancien et le nouveau tracé de la route du Galibier se rejoignent. Henri Desgrange fut le maître d’œuvre de l’épreuve du Tour de France dès 1903. Un prix, le souvenir Henri Desgrange, récompense chaque année sur le Tour de France le coureur qui franchit en tête le col du Galibier, ou le col le plus haut de la course si le Galibier n’est pas au programme.

2 cols incontournables en VÉLO

Pour tous les amoureux du cyclisme, ces 2 cols sont des mythes !

Le col du Galibier représente la Mecque du cyclisme en France ayant été franchi au total à 59 reprises par le Tour de France, ce qui en fait le col alpestre le plus souvent emprunté par l’épreuve ! Le col du Lautaret a été franchi au total à 12 reprises par le Tour de France sans compter les combinaisons Lautaret-Galibier (montée depuis Grenoble ou Briançon) et Galibier-Lautaret (en descente).