Pour que la montagne reste toujours un plaisir

Pour s’immerger au cœur de paysages grandioses on se frotte à un monde sauvage à l’état brut. Un univers fascinant auquel nous devons nous adapter, contrairement à notre cadre quotidien. Un environnement qui vit, qui change sans cesse, dans lequel un équipement approprié aidera à revenir d’une journée en montagne des edelweiss plein les yeux !

La randonnée est une activité en milieu naturel, loin des secours, il convient donc de se préparer pour limiter au maximum les risques. Avant de vous donner quelques recommandations voici surtout un petit conseil : soyez à votre écoute, ne présumez pas de vos capacités, dans le doute renoncez, un autre jour ça ira mieux !

Sortie en montagne préparée = sécurité


Avant de partir

Avant de partir, c’est important, prenez toujours un peu de temps pour vous poser afin de réunir toutes les informations indispensables.

  • Choisissez une randonnée adaptée à votre condition physique et à votre niveau.
  • Préparez votre itinéraire à l’aide des cartes IGN TOP 25 au 1/25000e ou les cartes “L’Oisans au Bout des Pieds” en vente dans les offices de tourisme de l’Oisans (6€ la carte et le topo, 6 cartes pour 6 vallées).
  • Consultez la météo locale.
  • Ne partez jamais seul en montagne, cette de règle de base ne vous dispense pas de prévenir un proche de votre programme du jour (point de départ, itinéraire et objectif de la journée). Pour vous trouver il faut savoir où chercher ! Dans l’idéal donnez un créneau horaire de retour dans lequel vous prévenez que vous avez rejoint la civilisation.

À emporter

Vous n’iriez pas à la plage sans maillot de bain ? Et bien en montagne on enfile des chaussures de randonnée !

  • En plus des chaussures et des vêtements adaptés, dans le sac à dos on met à minima : des stocks d’eau suffisants (1 litre par personne), casse-croûte (au moins des barres de céréales, des fruits secs ou du chocolat), des lunettes de soleil, un vêtement imperméable ou coupe-vent, une casquette, de la crème solaire, un vêtement chaud, un couteau, un sac poubelle pour redescendre les déchets et bien sûr une petite pharmacie de base avec notamment des pansements en cas d’ampoule.
  • En fonction des conditions prévoyez également un bonnet et une petite paire de gants (il fait froid en altitude) ou une paire de guêtres (pour passer les névés au printemps). Et pour être tout à fait complet nous conseillons également une lampe torche ou frontale, un sifflet (plus efficace que la voix) et une couverture de survie.
  • Une carte du secteur : technique comme les TOP 25 d’IGN ou plus accessibles comme les cartes OBP, l’Oisans au bout des Pieds.

Les bons comportements dans le parc des Écrins et partout en montagne

Panneau d'information du Parc national des Ecrins
  • Restez sur les sentiers balisés pour votre sécurité et pour préserver cette magnifique nature sauvage, très sensible en montagne, pour laquelle vous êtes venus jusqu’ici.
  • Dans le Parc national des Écrins, conformez-vous à la réglementation spécifique.
  • Laissez les fleurs, minéraux, fossiles, etc., dans leur habitat naturel, pas de prélèvement pour que chacun en profite.
  • Respectez les autres utilisateurs de la montagne : vététistes, cavaliers, bergers, forestiers…
  • Restez discret, les animaux craignent le bruit.
  • Ramenez vos déchets avec vous.
  • En cas de mauvais temps (brouillard, orages, vents violents) faites demi-tour !

Signalétique des sentiers de l'Oisans

Signalétique et balisage

Les cartes “Oisans au Bout des Pieds” identifient les parkings qui sont les points de départ des randonnées. Une fois engagé sur un itinéraire balisé, chaque carrefour comporte un poteau PDIPR (les fameux panneaux jaunes) qui indique :

  • Le nom du carrefour et son altitude (bague verte)
  • Les principales directions et le nom du prochain carrefour (panneau jaune)
  • Les distances et le temps de marche.
  • Les numéros de circuits des topo-cartes “Oisans au Bout des Pieds”.

À savoir

Le téléphone portable

Il ne passe pas partout, mais, bonne nouvelle, le 112 passe presque partout !(quelques zones sont encore difficiles à couvrir).
Même sans réseau ou sans forfait, mais pas sans batterie… Pensez au mode « avion » pour économiser la batterie, la recherche du réseau dans les zones peu couvertes est énergivore pour votre appareil.

Les bureaux des guides et des accompagnateurs

Il peuvent vous renseigner, mais surtout vous accompagner. Avec eux la sécurité devient passionnante, car derrière chaque bonne pratique se cache les secrets d’un monde vertical, minéral et animal. La montagne sans guide c’est un peu comme une paire de ciseaux sans coiffeur, on peut toujours s’y risquer, mais le résultat ne sera pas le même…

Une nuit en refuge ça se réserve

Même si les gardiens de refuge sont les ambassadeurs de l’accueil et de la convivialité montagnarde, il n’en reste pas moins que le nombre de lits est fixe et que les repas se préparent dès la matinée. Alors réservez !
Côté matériel, ajoutez à votre sac : un drap de sac, des bouchons d’oreilles, une lampe frontale, un kit de toilette, du change et un moyen de paiement (la CB n’est pas la règle).
Pour profiter un max de l’expérience en refuge consultez la page Nuit en refuge, mode d’emploi.

Soyez vigilant avec les enfants

Plus fragiles, ils sont plus sensibles à l’altitude, à l’insolation ou à la déshydratation… Et surtout à la combinaison de ces facteurs.
Pour les conseils de base : pensez à mettre à votre enfant une casquette ET des lunettes ET de la crème solaire. Si votre crème n’est pas efficace mieux vaut le couvrir avec des manches longues. Les enfants sont de grands distraits, prenez leurs la main en cas de passage aérien. Et pour les tous petits en porte-bébé, le risque de coups de soleil ou de coup de chaud est plus important car ils sont statiques. Faites les boire très régulièrement et laissez-les s’aérer en dehors du porte bébé.

PAS DE REMONTÉES MÉCANIQUES AVANT 2 ANS
Une montée en altitude brutale peut laisser de graves séquelles aux oreilles d’un tout petit. Donc il est fortement, vivement, vigoureusement déconseillé de prendre les remontées mécaniques avec un tout petit. Attendez ses 2 ans, quand il pourra babiller à la vue d’une marmotte !

Le mal des montagnes, symptômes et précautions.

Une montée brusque en altitude peut être mal vécue par l’organisme. Le mieux est de séjourner quelques jours à une altitude intermédiaire avant de grimper plus haut. A savoir que nous ne sommes pas égaux devant le mal des montagnes, certains en souffriront, d’autres ne le ressentiront même pas. Il est dû au manque d’oxygène et se manifeste par des maux de tête, nausées, palpitations, bourdonnement d’oreilles, grande fatigue… Le meilleur remède est de redescendre (doucement) à une altitude adaptée à notre condition physique. Le sommeil aggrave le phénomène, donc si vous dormez en refuge ne vous couchez pas en pensant que ça ira mieux demain, ça ira mieux en redescendant.


Et dans la rubrique « Les réflexes du bon montagnard » vous trouverez également des conseils pour randonner dans le Parc des Ecrins, en zone Natura 2000, à l’approche d’un troupeau en alpage ou encore pour passer une nuit en refuge.

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