Partageons la montagne

L’alpage est un espace que l’on partage… Lieu de vie et de travail depuis des siècles, ils sont aussi aujourd’hui convoités par les randonneurs. Les amoureux de la montagne aiment s’immerger au cœur de ces océans de verdure et regarder les rayons du soleil jouer avec le vol des papillons et la danse des fleurs.

Cette cohabitation est fluide quand chaque acteur des lieux s’adapte. Alors pour que les troupeaux paissent sans stress, que les bergers travaillent sans entrave, que les chiens de protection ne vous confondent pas avec un prédateur affamé et que vous puissiez profiter du paysage comme de cette vie pastorale, voici quelques petites règles à suivre.

Les bases du “savoir-être” en alpage

Les Alpages

La qualité de l’herbe pâturée est essentielle.

L’activité agro-pastorale permet de valoriser l’herbe d’alpage pour l’alimentation des troupeaux mais aussi de préserver la qualité et la richesse des milieux naturels de montagne. Pour la préserver l’impact de votre passage doit être minimal, alors merci de rester sur les chemins.

Le troupeau

A l’approche du troupeau, pour ne pas les effrayer et créer un mouvement de panique c’est simple :

  1. Repérez les de loin pour anticiper votre passage. À leur approche ralentissez, parlez avec une voix grave en disant « Ola, je passe » pour que le troupeau vous repère et éviter des réactions de surprise qui pourraient le mettre en danger.
  2. Comment se comporte les animaux ?
    • Des mouvements d’oreilles, des regards, des mouvements lents et tout ce petit monde se remet à brouter ? Tout va bien, vous êtes repérés, passez calmement.
    • Des signes d’inquiétude, des mouvements rapides, départ tête en l’air, oreilles en arrière ? On s’arrête et on continue de parler. Une fois le calme revenu on passe en parlant.
  3. Pour les mettre à l’aise, évitez de regarder les animaux de face, baissez la tête et observez sur le côté. Dans l’idéal enlevez vos lunettes de soleil.
  4. Même si nous vous recommandons plus haut de ne pas sortir des chemins (pour ne pas piétiner une nature fragile), il existe l’exception qui confirme la règle pour les troupeaux : mieux vaut sortir du chemin pour ne pas traverser le troupeau et le contourner par le dessus dans l’idéal, toujours en parlant d’une voix grave.
  5. Tous vos mouvements seront doux et lent.
  6. Et voilà, la rencontre s’est bien passée !

Le berger

L’alpage est un lieu de travail et le chalet un espace privé, lieu de vie et de repos du berger. Sachez respecter sa tranquillité, merci.

Les chiens de protection

Parfois les troupeaux de moutons sont protégés par de gros chiens blancs, les patous. Prenez en compte leur comportement défensif quand vous passez à proximité des troupeaux. Anticipez sur leur présence, leur approche doit être faite avec prudence.

> Voir notre page dédié aux patous.

Votre chien

Les troupeaux ont peur des chiens. Pour profiter au mieux des alpages, il est conseillé de ne pas emmener votre chien avec vous ou de le tenir en laisse afin d’éviter les mouvements de panique et les accidents.

Clôture

Les clôtures sont très importantes pour garder les animaux sur l’alpage. Si vous devez en franchir une, veillez à ne pas l’abîmer et à bien la refermer derrière vous afin que les bêtes ne s’échappent pas.

Eau

Les animaux ne peuvent pas boire une eau souillée. Prenez soin des points d’eau que vous rencontrez.

Propreté

Les chiens de berger sont attirés par les déjections, il ne faut donc pas en laisser n’importe où sur l’alpage, encore moins à côté des chalets.
Et comme partout en montagne, pour le respect de ceux qui vivent et travaillent en alpage et le bien des paysages, toutes les ordures doivent êtres redescendues avec vous.


Les alpages uissans

Le pastoralisme fait partie de l’ADN de l’Oisans. 1/3 de son territoire y est consacré, soit 83 000 hectares.

Près de 150 éleveurs et bergers travaillent sur les alpages pour la garde et la conduite des animaux. Ils prennent soin d’environ 40 000 moutons (dont 90% proviennent du Sud de la France – région PACA majoritairement) 1700 vaches, et quelques centaines de chèvres et chevaux.

Ressource économique pour les éleveurs et bergers, le pastoralisme est aussi une contribution majeure dans l’équilibre et la richesse des milieux naturels de montagne, puisque le pâturage des animaux favorise l’ouverture des paysages, la stabilisation des sols ainsi que la préservation de la biodiversité.

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