Au bout d’une étroite route escarpée, typique de l’Oisans, niché sur les flancs du massif du Taillefer, Oulles fait face au massif des Grandes Rousses et aux sommets les plus connus du parc national des Ecrins. Juste au-dessus du village la vue panoramique est saisissante.
La plus petite commune de l’Isère offre un bol d’air et de quiétude face aux grandes stations internationales et fait de l’Oisans un territoire d’une grande diversité.

Ajourd’hui
Friday22 September
10 - 26 °C
Sec et nuageux durant toute la journée.
Venir à Oulles 
1400 m.
Village de montagne
6 Lits touristiques
22 minutes de Bourg d’Oisans
un Drouillet
une Drouillette
  1. Vue panoramique
  2. Route escarpée (cyclo)
  3. Refuge

Loisirs

A Oulles on retrouve les principales activités de montagne. Le cyclisme avec les 7 km d’épingles qui se négocient âprement pour une ascension qui reste agréable sur ce versant boisé et protégé du vent. La randonnée familiale avec un chemin qui rejoint Ornon, la randonnée sportive mais accessible jusqu’au refuge du Taillefer, mais aussi Le Grand Galbert, le Lac du Poursollet, le Taillefer, Le Lac Fourchu, le Puy d’Oulles… Même terrain à explorer l’hiver en raquette et ski de randonnée. Et enfin un itinéraire de VTT part du village avec le chemin de Malaine, mais réservé aux VTTistes experts : 84 épingles sur 680 m de dénivelé !

Histoire et Patrimoine

Les premières traces écrites de l’église d’Oulles se retrouvent dès 1100.
Du XVIIe siècle au XIXe siècle, des mines de fer, de plomb et de cuivre ont été exploitées par plusieurs sociétés minières. La commune compta, à certaines époques, plusieurs centaines d’habitants, jusqu’à 296 en 1851 (contre 7 résidents permanents aujourd’hui !).
Aujourd’hui on retrouve dans l’architecture des fermes du village le témoignage de l’activité agricole des habitants, principale source de subsistance à travers les siècles. L’attirance en ces lieux isolés s’explique en partie en raison de l’importante ressource en herbe tant dans les alpages que sur les prés en pente. Elle permettait aux éleveurs locaux de vivre de leur bétail et à la commune de louer une partie des alpages à des transhumants.
Avant la construction de la route, les accès au village se faisaient par des sentiers muletiers : par la route d’Ornon puis le chemin des carrières, par le col de la Buffe, par le hameau du Puy depuis la Pallud ou encore par le hameau de Maleine depuis la plaine des Sables et la Paute. Puis le village a été desservie par une voie carrossable taillée dans la roche achevée en 1962.

Anecdotes

Julienne Girard :  première femme guide de France.

Il y a plus de 80 ans, le 10 mai 1933 Julienne Girard, native d’Oulles en Oisans, devenait la 1ère femme guide-porteur du Club Alpin Français. Elle ouvrait ainsi la porte de ce métier aux femmes.

Issue d’une famille de quatre filles, Julienne est née le 23 décembre 1907. Ses parents tenaient un café au village, et l’hiver son père partait colporter.

C’est à l’âge de 26 ans que Julienne devint guide porteur au CAF, mais aussi membre du sauvetage en montagne. Elle a obtenu son brevet le 10 mai 1933.

L’hiver lorsqu’une coulée de neige avait emporté des personnes, c’était à ses services que l’on faisait appel et à celui de ses chiens d’avalanches dont elle faisait l’élevage. Mais cette activité n’étant pas suffisante pour vivre, elle descendait alors travailler à l’usine de tissage de Sarenne, à Bourg d’Oisans. Elle n’hésitait pas à remonter, parfois chaque soir, à Oulles dans sa maison à la façade bleue éclairée d’étoiles jaunes que l’on peut encore aujourd’hui voir. Elle a été quelques temps représentante pour la célèbre marque Singer.

Mais sa vie s’était bien la montagne uissane et le massif du Taillefer qu’elle connaissait par cœur, Elle y emmenait ses clients en randonnées tout comme dans les mines d’Oulles. Elle avait aussi une connaissance particulière des plantes et soignait les gens du village.

Julienne était une personne pieuse, généreuse, dévouée, et il n’était pas un mariage au village sans sa participation, notamment pour fabriquer des colombes, des roses… Elle s’est éteinte à d’hôpital de Grenoble suite à une maladie en 1972.

Les mines d’Oulles

Dès le Moyen Âge, on exploita à Oulles du plomb argentifère. Cette activité minière a été maintenu pendant des siècles. Les filons furent réellement exploités à partir de 1785 (plomb). En 1852, afin d’éviter les temps morts, des maisons ont été construites sur place pour 40 à 50 ouvriers, mais ces derniers refusèrent de travailler en hiver, le filon était à plus de 2 300 m d’altitude! Ces maisons furent détruites par une avalanche, il reste en encore des ruines.

De 1905 à 1922, depuis 1 700 m d’altitude, du plomb argentifère, de la malachite, du cuivre et du quartz étaient descendus par câble aux laveries installées dans la vallée de la Romanche. Ce treuil passait par une combe baptisée depuis « La  combe du treuil  » qui partait au pied de l’arête Sud du Grand Galbert. La Première Guerre mondiale portera un coup fatal à l’entreprise.

Office de Tourisme de Bourg-d’Oisans

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De Septembre à Juin :
Du lundi au samedi : 9H00 - 12H00 et 14H00 - 18H00
Juillet et Août :
Tous les jours de la semaine : 9H00 - 19H00.
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